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Sandra Bartocha et Claudia Müller – Parc national de Sibillini, Italie

October 31st, 2009 Posted in Southern Europe, Uncategorized

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Le ciel est bleu. Les grillons stridulent plus fort les uns que les autres. Les prés sont colorés. Nous nous asseyons sur la terrasse du Refugio Perugia, notre camp de base pour les prochains jours dans les montagnes du parc national de Sibillini. Nous apprécions le premier latte macchiato de la journée - il est très fort et on nous l’apporte chaque matin. Il semblerait que nous ayons désespérément l’air d’avoir besoin d’une dose supplémentaire de caféine.

En attendant, les batteries de nos appareils se rechargent pour notre prochaine session. Nos chaussures sont encore humides de notre sortie du début de matinée sur le Piano Grande et nos cartes mémoire sont pleines à ras bord d’images de jonquilles couvertes de rosée scintillante.

La deuxième quinzaine de mai - selon le temps - la plaine se transforme en un immense océan de Narcissus poeticus (les narcisses du poète) et de Ranunculus acris (renoncules âcres) - un spectacle très populaire pour les tours en autocars, les innombrables randonneurs, les amateurs de caravanes et les courses cyclistes … et ce défi photographique fait partie de notre dernière mission pour le WWoE.

Des nappes de brume se déplacent dans la plaine endormie. Quelques alouettes grimpent dans le ciel bleu. C’est le moment de la journée où nous commençons à travailler dans le Piano Grande. Les premières lumières du jour sont parfaites pour prendre des photos du paysage - les montagnes environnantes dont les pentes ombragées bleu-grises offrent un contraste saisissant avec le jaune des fleurs. Le pourtour de la plaine est recouvert d’une sorte de patchwork de verts et de bruns. Ensuite les rayons du soleil commencent à illuminer le Costa del Vettore et les fleurs recouvertes de rosée miroitent de chaque couleur de l’arc-en-ciel. C’est à ce moment que vous entendez le clic-clac incessant du déclencheur. Nous commençons à construire une sorte de studio extérieur avec une couverture en plastique pour créer des nuances et des ombres sur le m² de pré que nous avons choisi pour notre travail. Cela nous aide à atténuer la lumière dure et nous donne l’occasion de prendre des photos jusqu’à ce que le vent ait séché les dernières gouttes de rosée des jonquilles.

De loin, nous devons être assez intrigantes pour les cueilleurs de champignon passant par le Piano Grande, allongées par terre, entourées de sacs à dos énormes et notre voile claquant au vent. Certains d’entre eux nous approchent prudemment, s’arrêtant à distance de sécurité et tendant le cou pour avoir une idée de ce que nous trafiquons. Tandis que le soleil se lève, la température commence à monter, le parfum lourd des jonquilles plane dans l’air et le chant des alouettes est noyé par les stridulations de milliers de cigales. Le vent porte les cris des bergers menant leurs troupeaux au-dessus des pentes vertes et le souffle des tracteurs à travers le Piano Grande. Le spectacle peut se résumer en un mot - paix. Nous apprécions ces moments, mais il est impossible de les capturer totalement en utilisant seulement les mots et les images.

Le parc national de Sibillini avec ses 50 crêtes à plus de 2.000m et ses panoramas changeant continuellement est un paradis pour les randonneurs. Un coup d’œil aux plaques minéralogiques des voitures du parking indique des britanniques, des français, des hollandais et des allemands qui sont venu découvrir cette région par eux-mêmes. Les week-ends beaucoup de romains viennent dans le parc national pour goûter à la tranquillité et pour récupérer d’une vie citadine agitée. Les familles pique-niquent dans les prés colorés. Beaucoup de « refugios » offrent des logements confortables et de petites tavernes invitent les visiteurs à goûter les spécialités culinaires de la région. L’excellente carte de la région au 1:25000ème avec ses sentiers bien indiqués rend l’orientation très aisée. En mai les prés sont recouverts d’un mélange de jaunes, de bleus et de violets. Orchis mascula (orchis mâle) et Dactylorhiza sambucina (orchis sureau) recouvrent les pentes. Ici et là nous trouvons de petits groupes de sous-espèces endémiques de fritillaires pintades (Fritillaria tendia) dont les cloches minuscules balancent dans le vent. Les papillons volètent de fleur en fleur.

D’innombrables petits scarabées et araignées tracent leur chemin au milieu des hautes herbes. Il est amusant de se promener sans but dans ces prés et de découvrir par-ci par-là de nouvelles plantes. Mais le vent permanent et les températures exceptionnellement élevées pour cette époque rendent les conditions difficiles, non seulement pour nous, mais aussi pour les plantes dont les fleurs se fanent bien plus rapidement que nous le souhaiterions. Une bonne partie du pré que nous avions repéré le jour précédent et que nous voulions photographier dans la première lumière du matin, est maintenant bien triste. Cela signifie que la petite période où les conditions de lumière sont optimales pour notre travail se réduit fortement. Chaque petit nuage blanc dérivant dans le ciel est accueilli avec enthousiasme car il nous aide à créer les conditions nécessaires pour faire nos images. Bien qu’il soit dommage que les fleurs de printemps disparaissent si vite cette année, les prochaines semaines apporteront avec elles une flore nouvelle et passionnante dans le parc national de Sibillini. Les couleurs des versants de montagne sont toujours changeantes, ce qui impossible de définir l’heure idéale pour les visiter. Chaque jour, chaque semaine et chaque mois vous pouvez trouver quelque chose de nouveau pour peu que vous cherchiez.

Merci à Maurizio Biancarelli pour son aide et le temps passé. Nous comprenons bien pourquoi il continue régulièrement de retourner à Sibillini. Nous n’en avons pas vu beaucoup mais ce que nous avons vu en valait la peine.

Merci également à Giuliana et à l’équipe du Refugio Perugia pour leur gentillesse et les déliculinaires de l’excellente cuisine italienne.

Pour finir, merci aux «sky dancers» d’Heidelberg pour le cours accéléré de météorologie et nous espérons que vous serez toujours portés par les bons vents !

Sandra Bartocha & Claudia Müller / Wild Wonders of Europe

Veuillez noter que les billets du blog blogs reflètent les avis de leurs auteurs et pas nécessairement ceux des directeurs du projet Wild Wonders of Europe.


Please note that blogs reflect our photographers' opinions and not necessarily those of the directors of Wild Wonders of Europe.

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  1. 3 Responses to “Sandra Bartocha et Claudia Müller – Parc national de Sibillini, Italie”

  2. By Tommaso Innocenzi on Dec 14, 2009

    They are of Foligno, a near city Perugia, to an hour of car of the Pian Grande, I often go to make photo them. It compliments for the images! of it I have seen many that they never represent this place but like the second one, that with the flowers infirst floor and the Monte Vettore on the background… Splendid! Still thanks in order to have brought back my mind in those sometimes surrealistic places.

  3. By Tommaso Innocenzi on Dec 14, 2009

    Sorry, I live in Foligno :-)

  4. By Marine on Mar 5, 2011

    Chacune de vos photos est un petit chef d’oeuvre. Vous avez tout : la dextérité et l’imagination pour mettre en valeur vos sujets de manière originale et “seyante”. J’espère d’autres fleurs ! J’adore votre travail !
    Un grand merci !

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