Wild-wonders.com  |  Contact  |  Links

RSS feed icon atom feed icon    Join Wild Wonders on YoutubeView Wild Wonders on FlickrJoin Wild Wonders on TwitterJoin Wild Wonders on FacebookJoin Wild Wonders on LinkedInView Wild Wonders on Slideshare  

Shop Cart  |  Tell a Friend!

Wild Wonders of Europe - the blog Wild Wonders of Europe Wild Wonders of Europe - the Blog

Orsolya Haarberg - Islande 04

July 31st, 2008 Posted in Northern Europe, Uncategorized

Other Languages:

orsolya_haarberg01

orsolya_portraitPendant les trois premières semaines de juillet il y a eu des jours avec et des jours sans.

Tout d’abord, par expérience la longueur d’un voyage photographique est de 4 à 6 semaines maximum. Quand je suis à l’extérieur, je travaille très intensivement. Aucun jour de congé, pas de week-end, à moins que le temps soit peu convenable pour la photographie (alors je travaille sur l’ordinateur), ainsi je ne suis pas seulement épuisée mais bel et bien au bord de l’anéantissement. Durant les 6 premières semaines en Islande, le temps fut presque sans interruption beau ou tout du moins acceptable… En plus, après la 5ème semaine, j’ai quitté cet endroit étonnant, le Landmannalaugar, il n’y avait donc pas tellement de chances que le prochain arrêt soit aussi stimulant, même si c’était le célèbre Geysir ou le Gullfoss. Ceci s’est avéré exact…

J’ai toujours pensé que le Geysir était dans une région sauvage ou du moins entouré par des paysages volcaniques. Au lieu de cela, il est situé parmi les collines en pente douce et les terres cultivables. Le nom signifie la source thermale de médisance, il est le plus grand geyser de ce type dans le monde. Il n’est pas en activité à l’heure actuelle, mais son plus petit frère, Strokkur, éclate toutes les quelques minutes. Heureusement pour beaucoup de gens mais malheureusement pour les photographes de nature, le Geysir est une véritable attraction touristique avec des sentiers balisés et des bancs à touristes orientés pour admirer les sources thermales. Elles sont également entourées par une sorte de barrière qui m’a incitée à faire demi-tour (ce qui, à ce moment là, ne me fut pas trop difficile à faire…). Ainsi quoique les geysers soient des phénomènes naturels étonnants, l’environnement m’a incité à décider de ne pas passer plus de temps que nécessaire dans cet endroit.
Gullfoss est très proche du Geysir. C’est la « chute d’eau arc-en-ciel » bien connue qui est un célèbre point de vue et presque tous ceux qui viennent en Islande en connaissent au moins une image. J’ai vu beaucoup d’images type « carte postale standard » de cet endroit, ainsi j’ai essayé de rechercher un angle différent et moins connu pour capturer cette immense cascade.
Après cet épisode mon mari, Erlend, et moi-même, nous nous sommes dirigés vers le secteur de la source thermale de Hveravellir mais après environ 20km de conduite sur une rugueuse route de graviers, nous nous sommes sentis si inquiets pour notre voiture que nous avons fait volte-face. L’aller-retour jusque là-bas nous aurait fait parcourir approximativement 200km en voiture sur cette route de gravier, pas de la meilleure qualité, ainsi nous avons décidé de ne pas visiter cet endroit.

Ce fut le point noir de notre voyage en Islande mais peu après, les choses ont commencé à s’améliorer.

orsolya_haarberg02

Nous sommes allés à Latrabjarg dont nous avions entendu beaucoup de légendes. C’est très impressionnant et c’est l’une des plus grandes zones de nidification des oiseaux marins en Islande. Le seul problème, du point de vue d’un photographe, est qu’il est difficile d’être au niveau des oiseaux, indépendamment des falaises, même là où le chemin côtier est présent tout du long. Les macareux, les pingouins torda et les fulmars se reposent souvent ici et ils sont extrêmement peu farouches ainsi la meilleure façon de faire c’est de prendre des plans rapprochés. Je ne sais pas s’il y a, pour faire ceci, quelque endroit semblable ou meilleur n’importe où ailleurs en Europe, ainsi j’ai essayé de tirer le meilleur de cette occasion qui m’était donnée. Même si Latrabjarg est l’un des endroits les plus isolés d’Islande et même si vous devez conduire un bon bout de temps sur de mauvaises routes pour y arriver, il est drôle de constater que les soirs ensoleillés, c’est littéralement recouvert de photographes…Les gens sont fous, et particulièrement les photographes d’oiseaux !

En quittant Latrabjarg, je n’étais pas sûr de ce que j’allais faire après. J’avais besoin d’images d’autres falaises aux oiseaux dans d’autres régions d’l’Islande et mon temps était limité ainsi j’ai dû prendre une décision, photographier les poussins de guillemot et de pingouins torda sautant du nid au milieu de juillet (après ils quittent la colonie et leurs parents) ou travailler avec les renards arctiques. Il vaut mieux, pour ce dernier point, aller sur Hornstrandir, le seul endroit en Islande où la chasse des renards est interdite ; ainsi ils ne sont pas trop craintifs. Hornstrandir est proche de Latrabjarg, et très éloigné de n’importe où ailleurs en Islande, ainsi j’ai su que si je n’allais pas chercher les renards tout de suite, je ne reviendrais jamais dans cette partie reculée de l’Islande. Après un certain temps de réflexion, nous avons décidé d’aller chercher le renard arctique. Je ne peux tout simplement pas être dans deux endroits en même temps! Les prévisions météorologiques étaient bonnes ainsi nous avons conduit jusqu’à la ville d’Isafjordur et nous avons réservé un voyage en bateau pour la réserve naturelle de Hornstrandir. De bonnes prévisions météo ne signifient pas toujours du beau temps sur la côte parce que la brume de mer tend à recouvrir les fjords et les régions côtières les jours les plus lumineux d’été. C’est ce qui s’est passé pour nous. Le premier jour il nous était même difficile de suivre le chemin, et nous étions presque désespérés pour notre recherche de renards et de terriers. Le jour suivant, les conditions étaient bien meilleures pour rechercher des animaux et Erlend - qui est tout simplement doué pour repérer, approcher et suivre les animaux sauvages – a fait ami-ami avec un gentil renard arctique noir. Alors nous avons commencé à lutter contre le temps. Le renard nous a tolérés quand nous l’avons suivi, mais notre temps était limité jusqu’au départ de notre bateau nous ramenant à la civilisation, et nous avons peu dormi.
Nous avons eu de la chance de vivre cette expérience unique mais nous étions complètement morts de fatigue sur le chemin du retour, et, en raison d’une mer variable (pour ne pas dire déchaînée), plusieurs des passagers étaient malades durant tout le trajet vers Isafjordur. Bien que le capitaine m’assurait qu’ils avaient eu une navigation calme et que je ne devais pas m’inquiéter de cette manière, j’ai insisté pour prendre un cachet contre le mal de mer. Merci mon Dieu !

Le mal de mer n’a donc pas joué son rôle dissuasif et quelques jours plus tard nous naviguions de nouveau vers Hornstrandir pour passer encore quelques jours avec notre tout nouvel ami. Il n’y avait aucun doute qu’après ces quelques jours, nous étions à nouveau dans un bon état d’esprit et nous étions confiants quant au dernier mois de notre voyage qui nous ramènerait principalement aux endroits que nous avions déjà visités plus tôt mais que, intérieurement, nous ne pouvions pas encore quitter.


Please note that blogs reflect our photographers' opinions and not necessarily those of the directors of Wild Wonders of Europe.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , ,

Post a Comment