Wild-wonders.com  |  Contact  |  Links

RSS feed icon atom feed icon    Join Wild Wonders on YoutubeView Wild Wonders on FlickrJoin Wild Wonders on TwitterJoin Wild Wonders on FacebookJoin Wild Wonders on LinkedInView Wild Wonders on Slideshare  

Shop Cart  |  Tell a Friend!

Wild Wonders of Europe - the blog Wild Wonders of Europe Wild Wonders of Europe - the Blog

Theo Allofs - Camargue, France II

July 11th, 2009 Posted in Southern Europe, Uncategorized

Other Languages:

La mission en Camargue est accomplie.
Aussi merveilleuse et diverse que soit la Camargue, il est extrêmement difficile de la photographier en raison des accès très limités un peu partout. La Camargue, un vaste marécage constitué par le delta de Rhône, est divisée entre les parcelles de terres cultivables privées, les rizières, les zones  gérées par des organismes scientifiques et le parc national. Ils ont tous une chose en commun. Les propriétaires protègent leurs terres des indélicats avec des clôtures de fil de fer barbelé. Même la plupart des portes ont des fils de fer en forme de lames de rasoir sur le dessus et sont équipées de serrures résistantes. Je n’ai jamais vu autant de pancartes « Accès interdit » ailleurs dans le monde, excepté pour les zones militaires.

La planification du projet elle-même a commencé par une communication par mail, plus ou moins à sens unique, entre moi et les scientifiques du centre de recherches Tour Du Valat situé en Camargue. Afin d’accomplir ma mission je dépendais en grande partie du bon vouloir de cette organisation qui possède de vastes zones d’habitat naturel dans la partie est de la Camargue et qui est également responsable de la colonie de flamants, l’objet principal de ma mission. Les réponses à mes questions ne venaient qu’après de nombreux mails répétés. Plus tard, sur place en Camargue le manque d’intérêt pour le projet Wild Wonders of Europe a continué.
Sur 3 semaines on m’a permis de rendre visite à la colonie de flamant deux fois seulement, pendant une durée totale de 2h30, à peine assez de temps pour faire quelques images fortes, sans compter une brochure entière sur le site de reproduction le plus important de flamants en Europe. Ce n’est que lors d’une conversation téléphonique avec le chef du projet flamants que j’ai compris la raison du manque de communication et de soutien : « nous n’aimons pas que les photographes tirent profit de notre travail » a-t-il dit.

Ce commentaire est triste et incompréhensible. Ne pouvons pas nous soutenir l’un l’autre pour atteindre finalement le même but : la protection des habitats et des espèces en danger ? Qu’y a-t-il de plus puissant que la combinaison d’une étude scientifique et d’une image puissante. Nous, les photographes, connaissons les médias et nous avons l’expérience pour atteindre une large audience.

Malheureusement cette attitude envers les photographes n’est pas rare. J’entends des plaintes semblables de plusieurs de mes collègues. Certains gardent ce fait silencieusement pour eux-mêmes. Mais le silence n’aide pas à résoudre le problème.

Ce malentendu entre les scientifiques et les photographes est la raison pour laquelle il y a 3 ans au World Wilderness Congress à Anchorage, Alaska, un groupe de 40 photographes a formé l’International League of Conversation Photographers (ILCP). L’idée est venue de Cristina Mittermeier, l’épouse de Russel Mittermeier, président de Conservation International. Je suis l’un des membres fondateurs de cette ligue. Notre but est que les scientifiques et les photographes travaillent de pair sur des questions de conservation.
Quelques O.N.G. ont compris qu’il y a beaucoup de puissance dans la photographie et elles nous soutiennent sur le terrain autant qu’elles le peuvent. Il y a de nombreux exemples de coopération réussie entre les deux parties.

Je n’écris pas ce billet pour me plaindre du manque de soutien en Camargue mais pour exprimer mon souhait que les scientifiques et les O.N.G. ne voient plus les photographes de nature comme un ennui fâcheux mais plutôt pour qu’ils essaient d’employer nos qualifications et pour s’entre-aider à être plus puissants en atteignant un objectif commun : la protection de la vie sauvage et des animaux menacés.

Enfin et surtout je voudrais remercier les propriétaires de la réserve privée de Pont De Gau pour leur aide inestimable. Sans leur appui il m’aurait été presque impossible d’avoir de bonnes occasions pour faire des portraits et des images comportementales des flamants.


Please note that blogs reflect our photographers' opinions and not necessarily those of the directors of Wild Wonders of Europe.

Tags: , , , , , , , , , , , , , ,

Post a Comment