Milán Radisics - Lac Skadar, Monténégro 03
June 17th, 2008 Posted in Eastern Europe, UncategorizedOther Languages:
Video: Milán au travail sur le Lac Skadar
25 mai 2008
Le voyage
J’ai conduit 13 heures durant. En traversant le sud de la Serbie, j’avais l’impression d’être dans un jeu vidéo. Des pousseurs de bicyclettes et des policiers jaillissaient des buissons. Sans même parler des vaches, des moutons et des marchands de sèche. Je me suis arrêté à la toute première cabane « barbecue » parce qu’ils vendent le meilleur « cevapcica ». Des petits rouleaux avec 3 types de viande émincée dans un taco avec le plein d’oignons et un fromage blanc spécial qu’on nomme le « kajmak ». Je sais que c’est difficile à prononcer mais il y a un nom régional beaucoup plus simple: « dix avec l’oignon ». De toute façon vous ne pouvez pas vous tromper puisqu’il n’y a pas d’autre choix.
À la frontière du Monténégro j’ai du attendre que le douanier finisse son repas dans un village voisin, une heure plus tard il m’a juste dit que je pouvais y aller. Très bien, au moins j’ai pu tester que 4 degrés de température la nuit dans le parc national de Durmitor c’est bien plus froid comparé à la trentaine de degrés que j’ai eu au lac Skodra. Tant que j’y suis, le Monténégro se prépare à la saison touristique ainsi ils réparent la route principale, mais à leur propre manière. Dans les gorges de la rivière Moracsa, à l’endroit le plus étroit de la route, celle-ci est fermée pendant 3 heures deux fois par jour à 3 points différents. Ce qui signifie que ce petit tronçon est fermé pendant 24 heures, tout d’abord j’attends 3 heures qu’on ouvre la route, puis j’attends encore pendant 3 heures pour avancer un peu. De toute façon, je ne veux pas entrer dans les détails…
Heureusement j’avais pris des boissons et de la nourriture sur moi ainsi je ne suis pas mort de faim. J’espère qu’ils vont finir leurs travaux avant la saison touristique parce que ce n’est pas très engageant comme ceci. Pour éviter ce désordre sur le chemin du retour je suis passé par la Bosnie, mais ce n’était pas en accès libre non plus. Les gardes frontières m’ont demandé de payer une assurance pour entrer dans le pays. Ne me demandez pas pourquoi, je ne comprends toujours pas. J’étais furieux parce que je n’avais aucune devise locale et il n’y avait aucun bureau de change dans cette région de grandes montagnes. Enfin j’ai trouvé 20£ dans le fond de ma bourse et nous avons convenu que c’est à peu près ce que j’aurais eu à payer pour pouvoir traverser la République Serbe jusqu’en Bosnie en toute sécurité mais sans qu’aucun d’entre nous ne sache exactement le taux de change réel.
Je me demande bien pourquoi ils ont morcelé la bonne vieille Yougoslavie en tant de petits pays.
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